Provenance : États-Unis | Éditeur : Lionsgate Films | Date de sortie : 03 octobre 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 1.85
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 2K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos

Sous-titres
Anglais
Français

The Mist (2007)
4.5/5

Artistique : 9 | Vidéo : 8.5 | Audio : 10

L'édition standard est disponible à la vente en France auprès de notre partenaire Metaluna Store en cliquant ici 👉 The Mist 4K

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Philips 65OLED908 (Dolby Vision Filmmaker)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (Dolby Atmos), SVS SB-4000

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ŒUVRE - La bête humaine

Tandis qu’une brume étrange semble envelopper une petite ville du Maine, David Drayton et son jeune fils Billy se retrouvent pris au piège dans un supermarché, en compagnie d’autres habitants terrorisés. À travers les vitres, ils ne tardent pas à s’apercevoir que le brouillard est peuplé d’inquiétantes créatures…

Délaissant le merveilleux pour nous conter un récit fantastico-horrifique toutes portes fermées, Frank Darabont s’empare du genre vigoureusement (séquences gores et ambiance tétanisante) en adaptant pour la 4e fois une nouvelle du maître de l’horreur. Drapé d’une atmosphère suffocante où les apparitions des nombreux monstres sont toujours palpitantes et effrayantes, le récit prend le temps de développer ses personnages (notamment ceux interprétés par Thomas Jane et Marcia Gay Harden dont l’évolution psychologique est bien étayée) et montre que le plus grand danger pour l’Homme est son semblable. Un pessimisme étonnant de la part d’un film Hollywoodien, fin osée comprise (un véritable traumatisme). L’une des meilleures adaptations de Stephen King !

IMAGE - Dans la brume

Que ce soit dans l’une ou l’autre des deux versions (la couleur et l’alternative en noir et blanc préférée par son réalisateur), l’ambiance « vintage » évoquant les vieux films fantastiques (que l’on doit à Rohn Schmidt) trouve en ces deux transferts UHD Dolby Vision un écrin de choix.

La hausse des détails y est évidente (les visages horrifiés, les rayons bien remplis, les montres qui rôdent) et la densité des contrastes améliorée. Les niveaux de noir sont ainsi impeccables (même si les éléments enfouis dans la pénombre sont un peu plus visibles dans la version couleur) et les sources lumineuses enhardies (la lumière qui traverse le brouillard se démarque plus dans la version noir et blanc).

En couleurs néanmoins, si la palette colorimétrique quelque peu refroidie (une teinte bleue sarcelle bien plus distincte que par le passé) voit ses primaires mieux saturées (le sang) et sa carnation assainie (plus vibrante en somme), du bruit de chrominance fait son apparition dans l’épaisseur de son grain argentique.

The Mist (2007)

SON - Dangereuse prêche

Limpide, dynamique et immersive, cette bande-son nouvellement mixée en Dolby Atmos nous plonge dans l’horreur de la situation avec encore plus de réussite que la précédente piste encodée en DTS-HD MA 5.1, pourtant une référence à sa sortie.

Débordante d’effets à l’arrière (les déplacements des créatures, le chaos au sein du supermarché) et soutenue par un verticalité sonore plus qu’opportune (la tempête, les insectes volants, l’araignée qui marche sur le toit d’une voiture), elle fait montre d’un enveloppement permanent en plus de profiter de basses aussi pesantes qu’agressives (le tonnerre, la chute de l’arbre du grand-père) et d’une partition émotionnellement puissante signée Mark Isham.

CONCLUSION - Qui est le montre ?

Alors qu’une mystérieuse brume symbolique aveugle l’Homme, ce huis clos oppressant et nihiliste aux créatures Lovecraftiennes « piège » le spectateur pour mieux le questionner : Où se trouve la plus grande des menaces, dedans ou dehors ? Toujours aussi audacieux 16 ans après sa parution en salle, il nous arrive au format 4K Ultra HD avec des prestations A/V globalement fantastiques et un grand nombre de fonctionnalités bonus. Un achat fortement recommandé !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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