Provenance : France | Éditeur : Universal Pictures | Date de sortie : 04 septembre 2024

Format vidéo
2160p24 | Ratio 2.39
HDR10 | Dolby Vision | BT.2020
Encodage HEVC | DI 4K

Bande-son
Anglais Dolby Atmos
Français Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
Anglais
Français

The Fall Guy (2024)
Noté 4 sur 5

Artistique : 7 | Vidéo : 10 | Audio : 8.5

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images (extraites du compte Patreon de Matt Paprocki) servent d’illustration et ne peuvent être considérées comme représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Dolby Vision sombre)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar Max (Dolby Atmos | Dolby Surround), SVS SB-4000

ŒUVRE - Mon cascadeur bien-aimé

Après avoir quitté le métier un an plus tôt, Colt Seavers, cascadeur, reprend du service lorsque la vedette d’un grand film de studio disparaît soudainement. Alors que le mystère autour de l’acteur disparu s’épaissit, Colt se retrouve bientôt pris au piège d’un sinistre complot qui le pousse au bord d’une chute plus dangereuse que n’importe quelle cascade.

Inspirée de la série des 80’s L’Homme qui tombe à pic, cette comédie romantique mouvementée où l’intrigue (bordélique et sans grand intérêt) n’est qu’un prétexte à célébrer tous les métiers de l’ombre œuvrant à la magie du cinéma, déborde de vannes, de références au 7e art et de scènes d’action généreuses (en pyrotechnie) autour d’un duo particulièrement glamour (Ryan Gosling et Emily Blunt). Et malgré la mise en scène sans dérapage (à une séquence « planante » près) de l’ancien cascadeur David Leitch (Atomic Blonde, Fast & Furious: Hobbs & Shaw, Bullet Train), ce blockbuster amusant reste très divertissant.

« - Je suis la réal. Toi t'es un cascadeur. Il faut qu'on reste super professionnel. - Professionnel, c'est mon surnom. - Ah ouais, je croyais que c'était danger. - Danger, c'est mon nom de scène. »

IMAGE - L'envers du décor

Majoritairement captée à l’aide de caméras numériques (montées d’objectifs anamorphiques) hormis de rares passages en 35 mm, la photographie bien chaude du chef op’ Jonathan Sela s’épanouit pleinement avec ce transfert UHD Dolby Vision juste sublime dont le bitrate moyen, mesuré à 75.4 Mbps, ne laisse poindre aucune trace compressive.

La définition ne vacille jamais, les détails d’une rare précision font montre d’une finesse accrue (les pores cutanés, la pilosité faciale, les fibres textiles, l’agencement des décors, les grains de sable) et la subtile texture filmique, obtenue par une simulation de granulosité argentique en post-prod, gagne en finesse.

Volontairement ambrée, la palette colorimétrique est ici beaucoup plus large avec des primaires plus énergiques (le ciel bleu, la veste de cuir rouge et le costume jaune de Colt), et dans l’ensemble des teintes encore plus chaudes (particulièrement lors des extraits tirés du faux film Metalstorm). Il est à noter que le traitement chromatique bien spécifique produit par une inoculation de drogue, déploie grâce au WCG un déferlement de couleurs fluorescentes à l’explosivité décuplée.

Les contrastes, accentués sans démesure, affichent des noirs plus affirmés (sans être bouchés) et des blancs plus élégants. La pénombre acquiert ainsi en lisibilité (cf. la course-poursuite en bateau) et les hautes luminances jouissent d’un meilleur écrêtage (les flammes). Quant aux sources lumineuses, elles déploient une étincelle supplémentaire parfaitement à-propos (les explosions, les éclairages de la boîte de nuit). Le MaxFALL a été mesuré à 298 cd/m² et le MaxCLL à 649 nits.

SON - Je suis l'homme qui tombe à pic 🎶

Rythmé par la reprise de I Was Made for Lovin’ You du groupe Kiss, ce mixage à la dynamique pêchue bénéficie d’une spatialisation remarquable (l’agitation sur les plateaux de tournage, les bruits de la ville) et d’une bande originale éclectique particulièrement ample.

Les voix sont claires (celles des membres de l’équipe allant jusqu’à se déplacer en accord avec les mouvements de la caméra) et la scène arrière toujours partante. Cependant, même si le canal LFE se déclenche à plusieurs reprises, les basses fréquences sont étrangement apathiques (mais où sont passés les impacts des coups de feu et autres détonations ?).

Si son doublage (convaincant) est bien incorporé au mixage original et qu’elle use régulièrement de toutes les enceintes mises à sa disposition, la VF Dolby Digital Plus 7.1 (768 kbps) ne peut rivaliser avec l’immersion de sa consœur 3D (16-bit, 3332 kbps)… D’autant plus que sa verticalité y est efficiente (des débris, de la musique, des hélicoptères).

CONCLUSION - Silence... Action !

Déclaration d’amour musclée aux cascadeurs anonymes (mais ouvrez-leur une catégorie aux Oscars !), ce précipité de fun débridé qui laisse exister sa romance, tombe toujours à pic sur support 4K Ultra HD (des prestations A/V « d’ampleur cosmique ») ! Et cerise sur le plateau, la présence d’une version longue incluant 20 minutes de scènes essentiellement rallongées.

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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