Provenance : Allemagne | Éditeur : Capelight Pictures | Date de sortie : 30 juin 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.35
HDR10+ / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Cantonais DTS-HD MA 5.1
Allemand DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
Allemand

Śakra, la légende des demi-dieux
4/5

Artistique : 7.5 | Vidéo : 8 | Audio : 9.5

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Philips 65OLED908 (HDR Filmmaker Mode)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Les Dix-Huit Paumes du Dragon Subjugué

Royaume de Chine, Xe siècle. Qiao Feng du clan Song est un héros chevaleresque respecté, maître en arts martiaux. Accusé à tort d’avoir tué un chef de son propre clan, Qiao Feng est banni. Pour prouver son innocence, il s’engage dans un long périple.

D’une générosité visuelle frappante, ce luxueux wu xia pian fantasy adapté d’un classique littéraire chinois de Jin Yong (Demi-dieux et semi-démons) où les arts martiaux (des combats virevoltants complètement dingues) coudoient les complots politiques (qui multiplient les sous-intrigues et les personnages secondaires au sein d’une narration plutôt confuse pour nous autres occidentaux), s’impose comme un exaltant spectacle (aussi épique que tragique) au romanesque échevelé dans lequel l’athlétique et charismatique Donnie Yen se donne à 200%.

IMAGE - L'Empire du Milieu

Captée en 6K à l’aide de la RED Gemini et finalisée en 4K, l’image foisonnante (des informations partout, tout le temps) s’affiche dans toute sa richesse au travers d’un transfert UHD HDR10+ qui laisse KO son homologue HD… Si ce n’est pour le bruit vidéo passager et le color banding sous les eaux, tout aussi visibles sur les deux supports.

D’une plus grande netteté (l’apport saute aux yeux) et superbement définie, elle profite d’un piqué pleinement acéré (la finesse texturale des costumes, les gros plans sur les visages, la précision des cadres larges) venant trahir par moments la présence des CGI et l’usage modéré d’un renforcement des contours (dont le traitement est forcément moins visible sur le Blu-ray).

La palette colorimétrique quelque peu atténuée qui se love dans des teintes terreuses pertinentes voit ses primaires exaltées (une saturation plus poussée) et les contrastes renforcés, qui découpent l’intérieur de chaque plan avec une justesse accrue, bénéficient d’ombres plus détaillées et d’une meilleure lisibilité des hautes luminances (franchement plus intenses qu’en SDR).

Śakra, la légende des demi-dieux

SON - Tuons le traître !

Si l’absence du mix Atmos (pourtant disponible sur le Blu-ray US) est regrettable au vu des nombreux bruitages qui se prêtent à la verticalité (flèches, héros qui voltige dans les airs, pluie, mobiliers projetés), la piste cantonaise DTS-HD MA 5.1 n’en reste pas moins très expansive (je ne saurais que trop vous conseiller d’activer un DSP de virtualisation).

La dynamique est vigoureuse, les effets éclatent de toute part lors des séquences d’action (cf. le morceau de bravoure dans un temple), l’engagement surround n’est jamais démenti (les ambiances environnementales, les adversaires de Qiao Feng), la musique à la Sergio Leone (en particulier Le Bon, la Brute et le Truand) se répand généreusement, les dialogues sont clairs et le canal LFE, prêt à en découvre à la moindre occasion, délivre des basses particulièrement profondes au punch idoine (les coups portés sont physiquement douloureux).

CONCLUSION - Où est sa place ?

Tourbillon de bastons (plus spectaculaires les unes que les autres) et de grands sentiments pour une épopée wuxia dans la plus pure tradition du cinéma chinois, dont la quête de vérité vengeresse de son héros chevaleresque, agile comme pas deux, gagne en générosité sur support 4K Ultra HD (des prestations A/V bondissantes). Poings et armes sortis, prouvez votre innocence !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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