Provenance : Australie | Éditeur : Umbrella Entertainment | Date de sortie : 26 juillet 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 2.39
SDR / BT.709 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Anglais DTS-HD MA 5.1
Anglais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Anglais

Razorback
3.5/5

Artistique : 8 | Vidéo : 7 | Audio : 8

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Philips 65OLED908 (Filmmaker Mode)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Requin sur pattes

Au fin fond du désert australien vit une créature indestructible capable de déchiqueter un homme en deux et de détruire une maison en quelques secondes. Plus de 400 kilos de défenses et de muscles avec pour unique objectif de terroriser la petite communauté isolée de Gamulla, une ville tout aussi violente et primitive que la bête qui la menace…

Cette variation des Dents de la mer située dans l’Outback australien est un thriller horrifique à l’ambiance assez unique. Bourré d’idées et peuplé de rednecks peu fréquentables, il compense ses moyens limités par une facture plastique époustouflante (du Russell Mulcahy pur jus), une mise en scène habile et une créature cauchemardesque qui sait soigner ses apparitions. Grand classique de la « Ozploitation », Razorback est indémodable !

IMAGE - Nature animale

Malgré quelques plans encore instables (des tremblements) et pas mal de poussières sur le master, ce transfert UHD issu de la restauration 4K de 2018 respecte la texture granuleuse de la photographie (pas de DNR), délivre un haut niveau de détails (sans céder à une quelconque accentuation artificielle), restitue des couleurs volontairement hypersaturées (les ciels orangés, les bleus aciers) et profite de contrastes (plus tranchés qu’auparavant) extrêmement poussés (des noirs abyssaux et des blancs rudement vifs).

Mais sans la présence des technologies WCG et HDR, les différences avec le Blu-ray (édition française parue en juillet 2019 comprise) sont si infimes qu’à la différence du monstrueux sanglier, elles passeront inaperçues pour la plupart des spectateurs (la compression HEVC contribue à une meilleure respiration de la patine 35 mm).

Razorback

SON - Dans l'Outback, personne ne vous entendra crier

Forcément daté mais particulièrement vivant, le mixage 5.1 use d’innombrables effets hors-champ et d’ambiances crasses pour nous plonger au cœur des régions désolées du bush. La spatialisation n’est jamais artificielle, les enceintes arrière sont dans le feu de l’action, les basses ont de la reprise et les voix sont globalement claires (hormis 2-3 dialogues en retrait).

CONCLUSION - L'Ombre et les Proies

Parangon du cinéma australien déviant, ce pur produit des 80’s comptant parmi ses fans Quentin Tarantino et Steven Spielberg fourre son groin dans un 4K Ultra HD « sauvage » (des prestations A/V brutes de décoffrage) pour mieux nous attaquer de sa beauté surréaliste !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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