Provenance : France | Éditeur : Studiocanal | Date de sortie : 31 octobre 2023

Format vidéo
2160p24 – Ratio 1.66
Dolby Vision / BT.2020 – Encodage HEVC
Master intermédiaire 4K

Bande-son
Français DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
Français

Le Magnifique (1973)
3/5

Artistique : 7 | Vidéo : 6.5 | Audio : 8

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Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

Matériel et condition de test (Config. HP : 5.1.4)
Diffuseur vidéo : Sony Bravia XR-65A95L (Dolby Vision sombre)
Sources : Oppo UDP-203 Audiocom Reference | Zappiti Reference
Enceintes : Sennheiser Ambeo Soundbar (DTS Neural:X), SVS SB-4000

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ŒUVRE - Last Action Hero

Devant sa machine à écrire, François Merlin laisse déborder son imagination… Au Mexique, un agent secret téléphone d’une cabine publique quand une grue l’emporte et le jette dans l’océan où il sert de pâture aux requins. Tel est le début de la nouvelle aventure de Bob Saint-Clar…

Si la dédramatisation du viol (ici tourné en ridicule), la banalisation des agressions sexuelles et la discrimination homosexuelle sont le reflet pathétique d’une époque fort heureusement révolue (surtout qu’elles sont exposées dans une comédie populaire), ce classique désinvolte de la comédie française s’invente une double vie (pour mieux se venger de la vraie qu’il sublime) à travers une parodie d’espionnage cocasse (façon mauvais romans à la SAS) qui fait « Toc Toc Badaboum » (en plus d’avoir fait des émules comme la série des OSS 117 avec Jean Dujardin).

Philippe de Broca y retrouvait alors Jean-Paul Belmondo après Cartouche, L’Homme de Rio et Les Tribulations d’un chinois en Chine pour éclairer avec humour (l’autodérision des comédiens y étant pour beaucoup) le processus de création littéraire. Entre deux James Bond plus ou moins premier degré, cette œuvre très enlevée qui échappe à la gravité en faisant jovialement l’éloge du rêve, évolue donc au grès de l’état d’esprit et des déconvenues de son auteur qui vit sa vie par procuration… Jusqu’à l’émancipation qu’un jet de manuscrit depuis un balcon viendra entériner.

« Ici Bob Saint-Clar, j’écoute ! Ah oui, bonjour monsieur. La routine mon général, la routine. Vous dites ? Dévoré par un requin ? Ah ! Dans une cabine téléphonique ? Oui, très bien. »

IMAGE - Mexico, nid d'espions

Produite en 2023 par Studiocanal à partir du négatif original 35 mm, cette restauration 4K réalisée par L’Image Retrouvée porte malheureusement la patte du laboratoire même si le résultat est globalement convaincant (malgré un débit fluctuant pouvant descendre à 5 Mb/s).

La stabilité des images est constante, les imperfections présentes sur la pellicule ont été soigneusement effacées (nécessitant 120 heures de travaux numériques), la définition accrue donne de la précision aux arrière-plans et les détails s’affichent avec une finesse inédite (les visages, les costumes, les décors) si ce n’est lors des plans composites (le générique, les fondus enchaînés), visuellement en deçà puisque présentant des délimitations grossières et une texture argentique lourdement manipulée alors même que le grain est homogène le reste du temps.

Oui mais voilà, les travers du laboratoire de restauration sont bien visibles… La palette colorimétrique a beau être ravivée (des primaires moins fades) le nouvel étalonnage est parfois incohérent d’un plan à l’autre avec la présence intrusive de teintes jaunes et vertes (c’est notable lors du passage en jet-ski), et les contrastes plutôt faiblards laissent poindre des noirs certes plus denses que par le passé mais pouvant tirer sur le vert. Rien à reprocher néanmoins aux solides sources lumineuses, maintenant plus réalistes (la lumière du jour, l’éclairage artificiel de la maison de Tatiana) et délivrant une haute luminance mieux écrêtée (les reflets sur l’eau, le ciel ensoleillé, les explosions).

Le Magnifique (1973)

SON - Un Cachou ?

Si la version 3.0 proposée sur le Blu-ray de 2013 s’est envolée, le mixage mono d’origine restauré numériquement à partir du négatif son et encodé au format DTS-HD MA 2.0 n’en reste pas moins une piste sonore parfaitement équilibrée qui ne manque pas de ressource.

La dynamique d’époque est intacte, le détachement des ambiances et autres effets est manifeste (notamment les fusillades et la pluie), la propreté du signal est étonnante (ni souffle ni distorsion), l’intelligibilité des dialogues est appréciable et la mise en valeur de la musique de Claude Bolling se fait sans saturation.

CONCLUSION - Docteur Merlin et Mister Saint-Clar

Pour son 50e anniversaire, ce film culte avec l’éternel « Bébel le Magnifique » s’offre une édition 4K Ultra HD (proposée dans un ravissant digipack deux volets surmonté d’un fourreau et accompagné d’un livret inédit de 24 pages) afin que la 43e tribulation de Bob Saint-Clar revive comme au premier jour. Pour autant, le disque UHD est-il le support de la situation ? Si la prestation acoustique ne souffre d’aucune contestation, les visuels traînent malencontreusement la signature du laboratoire s’étant chargé de la restauration. Est-ce pour autant vilain ? Loin de là ! Est-ce vraiment respectueux de la photographie ? Pas du tout ! Allez, ça va pour cette fois. Circulez !

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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