More than 8,000 westerns were produced by Hollywood, not counting the reels from the beginning of the 20th century.Second century that could not be preserved lack of ambitious heritage logic. In the 1950s and 1960s, two or more westerns per week could be counted against only a handful per year today. How do you explain that the cowboy figure has fallen into disuse? Today there are only old movie breakers like Kevin Costner to attack the genre. Presented outside competition at the Cannes Festival, Horizon: An American Saga Do not lack ambition. We saw the first part of a series that could well become a monument of the genre. Explanations.
A risky bet
An eminently personal approach, Horizon is a crazy project in which Kevin Costner bet everything, starting with his four residences that he had to mortgage to convince the financiers. With less and less courageous producers, even big ones like Coppola must begin to commit their own property to make their films. The Nicolas Cage He also had to put on the table some of his lucrative vineyards as we learned in the press. After Revelation Now who had ruined him for two decades, Megalopolis Will he be his tombstone?
As with Coppola, Costner is trying a risky bet. Present in press conference, actor and director of Dance with the Wolves (1990) answered our questions during the press conference. A simple, not pretentious man, like his character. We felt at Cannes how much he cared about this project. And it can be seen from the generosity displayed on the screen. If there are CGIs, they must be very rare, because the staging is above all at the level of men. Organic, the film smells of sweat and powder still hot, tanned leather and vastness of the desert. A treat to see a movie proscribe green backgrounds and prefer the authenticity of a life-size shooting. The reconstitution of the camps and the composition of the plans give the illusion of being there.
Like video games and absolute masterpieces like the saga Red Dead Redemption twice demonstrated, Horizon is the first stone of a series of four chronological films, the third of which is currently being shot. Costner was just joining the US after the conference. The reckless actor has injected more than $20 million in addition to his pledge and we already know, unlike the model of the series, that we have almost the assurance that he will be able to carry out his saga. A reassuring announcement because the projection convinced us of the potential ofHorizon. Structured into chapters, this first part presents a mosaic of well-written characters and sharp personalities. Costner camps there in particular the role of an old cowboy who arrived in town and has a strict moral code. Trapped by chance, an altercation will drive him on the run with a young seductive woman and a baby under his arm. By the prism of his heroes and ordinary people, the director chronicled the conquest of the West just after the Civil War. After a first punching sequence in which Indians storm a colony, the relationship between natives and those who come to exploit their lands grew.
Contrary to what we read here and there, Horizon n’est pas un film qui réhabilite le mythe du sauvage. Ce n’est pas parce qu’il présente un massacre commis par des Indiens que ceux-ci sont diabolisés ou bestialisés, bien au contraire. On retrouve les mêmes divisions que chez les Blancs sur la vengeance, fuite éternelle vers toujours plus de violences. La scène avec le chef indien mis en défaut par son propre fils illustre ces querelles et la complexité des luttes. Certains veulent la guerre, d’autres souhaitent à tout prix éviter d’envenimer la situation. Par ailleurs, certaines formations de colons se lancent dans une battue sanglante qui est montrée sans angélisme. Au travers de la figure de l’orphelin et de l’innocence, c’est même un regard révulsé qu’on découvre lors de cette séquence. Costner ne donne aucun lustre à cette vendetta aussi froide que futile. La diversité des personnages permet une multiplicité de points de vue et l’intrigue n’est pas seulement focalisée sur ce conflit. Les autres axes du film nous permettent de suivre des histoires indépendantes mais qui se croisent. Prudence donc avec les grilles de lectures contemporaines calquées sur des faits historiques.
Certaines minorités chinoises ou africaines émigrées dans l’Ouest montre aussi l’hétérogénéité de ces populations réunies par le désert et la promesse d’une vie meilleure. Enfin, les personnages féminins sont parmi les plus intéressants à suivre, même si aucun chapitre n’écrase l’autre. Avec un découpage intelligent, on retrouve certains de manière naturelle avec un intégration discrète en arrière-plan. D’autres viennent à se croiser par hasard, si bien qu’on a vraiment l’impression de vivre une journée dans l’Ouest. C’est simple, la séance a duré trois heures et elle est passée à toute allure, grâce à un sens du rythme mais surtout une écriture ciselée des personnages.
Il était une fois dans l’ouest
Ce n’est pas un western spaghetti, certes, mais ce n’est pas pour autant qu’il glorifie les valeurs fondatrices de la nation américaine. Au contraire, Costner adopte un discours cynique mais réaliste au travers de la bouche d’un haut-gradé de l’armée, qui explique le caractère inéluctable de la colonisation. Il énonce sans joie ni regret qu’on ne pourra pas arrêter des européens à qui l’on promet le paradis des terres sauvages, d’autant plus à des rebuts de la société qui souhaitent une seconde chance. « Certains tomberont » dit-il avant d’ajouter « Mais certains tiendront et d’autres viendront les rejoindre » telles des vagues inarrêtables. On est ici dans un western fordien avec les archétypes traditionnels de personnages allant de la prostituée au docteur alcoolique et à la veuve de bonne famille.
L’intrigue est complexe et le soin apporté pour rendre l’univers crédible impose le respect. Comme pour le jeu des frères Houser, le contexte historique, les mœurs et coutumes des colons comme des Indiens se révèlent par le souci du détail. Les quelques fusillades sont par ailleurs une franche réussite. Les armes ont de la percussion et la tension est bien palpable quand les personnages se jaugent et s’apprêtent à dégainer leur colt de leur holster. Kevin Costner signe le début d’une épopée semée d’embuches et qui interroge sur la barbarie des hommes. Paysages époustouflants, tournage au plus près des hommes, casting ambitieux, Horizon a plusieurs cordes à son arc pour tirer son épingle du jeu. Fait rare et ô combien plaisant, jamais le film n’adopte un format sériel avec des cliffhangers idiots calibrés pour un public Netflix camé à l’adrénaline, ce qui explique aussi une fin qui tombe un peu comme un cheveu sur la soupe.
Le rythme est celui du quotidien et on vit littéralement avec ses pionniers ou chez les Indiens, même si on les voit un peu moins pour le moment. Ce projet pharaonique devrait s’articuler autour d’une durée totale de 10 heures pour 35 ans de gestation (rien que ça). Ce premier chapitre introductif est une franche réussite et il faudra désormais espérer qu’Horizon trouve son public lors de sa sortie en salle le 3 juillet 2024 et le 11 septembre 2024 afin que Costner puisse achever son rêve sans encombre. Kevin Costner réintroduit une espèce en voie d’extinction alors ne boudons pas notre plaisir pour son lancement qui signera peut-être la promesse d’une très belle fresque sur la conquête de l’Ouest.
Trailer of Horizon: An American Saga
JV critic and film always ready to lead Interviews at festivals! Amateur of genre films and everything that tends to the strange. Do not hesitate to contact me by consulting my profile.
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Cool, ça fait plaisir d’avoir des retours positifs sur ce projet… Adorant “Danse avec les loups” je l’attendais pas mal celui-ci et les premiers retours m’avaient plutôt refroidis. Me réjouis de découvrir ça !
Comme on en parle en partie dans le podcast, il faut se méfier de l’entrisme cannois. Certains sont allés voir le film sans savoir qu’il y en aurait trois autres derrière. Comme il n’adopte pas un format sériel classique avec des cliffhangers, ça a pu dérouter certains que l’interigue reste au stade introductif. Et pourtant ça marche du tonnerre. Pour moi c’est du même ordre que ceux qui critiquaient la lenteur de Red Dead Redemption.
Encore une chouette recommandation !
Je trouve ces premières critiques de Cannes ingrates sur le travail accompli pour nous plonger dans le grand ouest. J’ai parfois l’impression que le public biberonné aux séries ne supporte plus des formats aux structures différentes, sans cliffhangers et artifices de mises en scènes à suspense en carton. Oui le film prend son temps mais ce n’est aucunement un problème, bien au contraire. Il nous laisse l’occasion de nous attacher aux personnages sans qu’aucun de soit laissé sur le carreau comme trop souvent dans les intrigues chorales.