Blu-ray – Édition FR – Spectrum Films – 89 min – 26 juin 2018

Format vidéo
• Résolution : 1080p/24
• Ratio : 1.85

Bande-son
• Japonais DTS-HD MA 2.0

Sous-titres
• Français

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

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ŒUVRE – L’onanisme d’une société malade

Les destins de deux hommes, l’un du futur et l’autre du passé, vont se croiser lorsqu’un virus malveillant s’étend à travers Level 4, un jeu vidéo qui brouille les frontières entre rêve et réalité.

Cette dystopie esthétisante sous influences (Nicolas Winding Refn, Blade Runner, le giallo italien) est un ovni cinématographique délibérément abscons dans son déroulé (la perte de repères participant au propos), qui fustige la déshumanisation de la société japonaise moderne où l’impuissance (pas que sociale) règne. Troublante et provocatrice (du sexe et de la violence), cette expérience ne devrait laisser personne indifférent.

IMAGE – Réalité ou virtuel ?

Parfaitement encodé, ce transfert HD méticuleux affiche des détails précis (même s’ils varient volontairement entre les « réalités »), une palette colorimétrique naturelle (un passé fade) ou acidulée (un futur insolite) à la saturation gracieuse (assurément fignolée en postproduction) et des contrastes sérieusement gérés.

Bien évidemment, le dérèglement furtif de la divergence des couleurs et l’apparition d’une bouillie de pixels sont liés à la narration.

SON – Isolement relationnel

Propre et riche en graves, cette malaisante bande-son stéréo encodée en DTS-HD MA dispose d’un équilibre certain (les dialogues sont bien intégrés) et créée une bonne séparation frontale (l’ambiance lourde peut ainsi remplir son office) sans oublier d’épandre l’amplitude de sa musique techno-onirique (vecteur essentiel de la transmission des émotions).

Là encore, les distorsions sonores et/ou autres parasites qui peuvent être entendues de-ci de-là résultent d’une volonté artistique.

CONCLUSION – L’art de brouiller les pistes

Pour qui veut goûter du cyberpunk d’exploitation à dentelle, je ne saurais trop vous recommander le présent Blu-ray afin d’en apprécier toutes les saveurs !

Note artistique
7
Qualité vidéo
9
Qualité audio
8
0
Colonel Panics

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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