Premier long-métrage de l’acteur Mathieu Rozé, cette adaptation des Petits chevaux de Tarquinia de Marguerite Duras sort en DVD le 23 août 2022. « Des amis qui se connaissent trop bien. Rien à faire. Ou si peu. Les vacances. Et puis arrive un bateau ». Un film qui nous fait vivre un été caniculaire où l’ennui finit par se marier avec le désir. 

37°C le matin

Une bande de potes en vacances, deux couples et une copine célibataire, vont dans la moiteur de l’été rencontrer un homme mystérieux. C’est le grain de sable qui vient dérégler leurs traditionnelles vacances marquées par la chaleur et un ennui partagé. Chacun se connaît par cœur, du bout des doigts et seul ce navigateur ténébreux va tout changer en séduisant la bande, mais surtout Sara. Ce personnage est interprété à merveille par Valerie Donzelli, qui joue de la finesse de son jeu et de sa puissance séductrice tranquille mais efficace pour emporter le spectateur. L’ensemble du casting (Thomas Scimeca, Florence Loiret-Caille, Yannick Choirat, Nuno Lopes) est de très bonne facture et le plaisir qu’ils prennent à jouer crève l’écran.

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Plein soleil

Visuellement l’utilisation d’un argentique très arty remplit bien son rôle de refus du naturalisme (à l’inverse du jeu des acteurs, très réaliste quant à lui) et donne un coté pop appuyé et irréel (notamment grâce à sa bande son électro-pop). La mise en scène qui utilise habilement le plan long comme dispositif piégeant ses acteurs pour faire ressortir le réel a été maintes fois éprouvé (Cassavetes, Pialat) mais cela fonctionne quand même. Il en va de même des inserts qui rythment et donnent un contrepoint parfois comique à la tournure des évènements. 

«Tu es poète mon Vadim, con et poète à la fois »

Gina (Maya Sansa)
Azuro

La fièvre du samedi soir

Souvent bien écrit et drôle, les dialogues sont réussis. Malheureusement le film ne va pas au-delà de la question du désir sous quarante degrés sans jamais vraiment transcender son propos. L’éros et le thanatos ont déjà été bien mieux amenés et traités au cinéma comme dans l’œuvre de Duras. L’adaptation de cette oeuvre de jeunesse de Duras est finalement tout aussi dispensable que l’ouvrage de départ. Par moment, on a plus l’impression de voir des vacances de bobos en déroute, ce qui n’est pas toujours passionnant il est vrai, même si par quarante degrés on se laisse plus facilement séduire.

Ici pour vous parler de cinéma dit « oriental », je ferai le grand écart, tel JCVD, entre Apichatpong Weerasethakul et John Woo sans claquage ni cocaïne. Mais attention, quand c'est raté, le Jackie Chan qui dort en moi risque de tout casser d'un coup de pied vengeur !

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