Version digitale 4K – Édition US – Hong Kong Rescue – 111 min (Theatrical cut) – Disponible à l’achat

Format vidéo
• Master intermédiaire : 2K
• Standard HDR : SDR
• Ratio : 1.85

Bande-son
• Cantonais LPCM 2.0 (x3)
• Mandarin DTS-HD MA 5.1
• Anglais DTS-HD MA 5.1

Sous-titres
• Anglais

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

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ŒUVRE – Le Samouraï de Woo

Jeff est un tueur à gages. Lors d’une commande, il rend accidentellement aveugle une chanteuse de bar, Jennie. Hanté par le remords, il décide de l’aider Jennie et en tombe progressivement amoureux. Alors qu’il décide d’accepter une dernière commande, dont l’argent doit servir à opérer Jennie, il se fait repérer par l’inspecteur Li…

D’une violence extrême et d’un romantisme exacerbé, cet heroic bloodshed funèbre porté par un Chow Yun-Fat classe au possible est l’œuvre somme d’un John Woo en pleine possession de ses moyens. La mise en scène est magnifiquement stylisée (l’apogée du style « Woodien »), les fusillades et autres courses-poursuites « over the top » sont exécutées avec élégance et les personnages, ni tout blanc ni tout noir, sont mus par un code d’honneur exhumé des films de chevalerie. Souvent copié mais jamais égalé, The Killer (1989) est le Saint Graal du polar d’action asiatique !

IMAGE – Guns N’ Poses

Résultant d’une vaste restauration avec étalonnage des couleurs scène par scène (dont la référence est le LaserDisc Criterion du milieu des années 90 où John Woo avait été impliqué), nettoyage des sources d’origine (saletés, poussières, rayures, tremblements et recadrages) et reconstruction des génériques (d’ouverture et de fin), ce transfert UHD SDR encodé en AVC (!) nous venge de tous les Blu-ray parus à ce jour (troubles et abîmés), même si la compression n’est pas toujours à la hauteur (des fourmillements en très basse lumière) et que l’utilisation modérée de DNR est évidente par endroits.

La définition est nettement plus stable que par le passé (dans la mesure du possible), les détails s’affichent avec largement plus de conviction (en gardant à l’esprit que les plans sont naturellement plutôt doux), la texture argentique (une captation 35 mm) n’est jamais excessive, les couleurs retrouvent de la vitalité (il suffit de scruter le ciel bleu ou d’observer les taches de sang sur les costumes blancs pour s’en convaincre) et les contrastes ne sont plus du tout faiblards (la pénombre et les éclairages sont maintenant discernables).

SON – La poésie des coups de feu

Issues des fichiers sources de précédentes sorties (DVD Scanbox et LD Criterion pour les deux pistes originales cantonaises LPCM 2.0, Hong Kong Rescue pour la piste cantonaise LPCM 2.0 remastérisée, DVD Universe Laser & Video Co. pour la piste mandarine DTS-HD MA 5.1 et le DVD Hong Kong Legends pour le doublage anglais DTS-HD MA 5.1), ces cinq propositions ne sonnent absolument pas de la même façon (j’en ai testé trois).

La piste cantonaise LPCM 2.0 de l’éditeur scandinave Scanbox est le mixage d’origine. Ne souffrant d’aucune anomalie et délivrant ses informations avec grande clarté, elle doit se contenter d’un champ sonore naturellement étroit où la scène arrière est, cela s’entend, absente. C’est la bande-son à privilégier pour profiter pleinement de l’interprétation des acteurs.

La piste mandarine DTS-HD MA 5.1 est la plus dynamique du lot. Malheureusement, le canal LFE y est absent (!) et de trop nombreuses ambiances se perdent au cœur d’une musique trop proéminente. En comparaison de sa consœur multicanale (la VA), le choix est vite fait. 

Le doublage anglais DTS-HD MA 5.1 exploite très correctement l’ensemble des canaux qui lui sont alloués. Un peu moins pêchue que la version mandarine mais retrouvant des basses physiques et des ambiances en veux-tu en voilà (à commencer par la pluie dès l’ouverture), elle tire profit d’une spatialisation mesurée lors des scènes d’action.

CONCLUSION – Kiss Kiss Bang Bang

Alors que les projectiles déferlent de partout, que les décors éclatent en morceaux, que les corps sont criblés de balles, que les colombes s’envolent avec grâce, que les cierges se consument doucement et que l’amitié perdure au milieu du chaos, la présente copie digitale 4K tient bon (la meilleure version du marché) afin de s’assurer que le mal soit totalement dessoudé !

Note artistique
9
Qualité vidéo
7
Qualité audio
8
0
The Killer (1989)

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure !

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