4K Ultra HD – Édition FR – Universal Pictures – 130 min – 10 décembre 2022

Format vidéo
• Master intermédiaire : 4K
• Standard HDR : HDR10
• Ratio : 2.20 et 1.78 IMAX

Bande-son
• Anglais Dolby Atmos
• Français Dolby Digital Plus 7.1

Sous-titres
• Anglais
• Français

Il est porté à l’attention de nos chers lecteurs qu’outre le matériel de visionnage précisé et utilisé par chaque testeur de l’équipe MaG, le rendu peut différer d’une installation à l’autre, qu’elle soit calibrée ou non, de même que les préférences et attentes personnelles sont susceptibles d’influer sur la notation. De surcroît, les images figurant dans l’article ne sont pas représentatives de l’édition testée.

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ŒUVRE – Le Mystère de l’Ouest

Dans une ferme reculée en Californie, Otis « O.J. » Haywood et sa sœur travaillent ensemble dans leur écurie pour un réalisateur respecté. Mais, après la mort soudaine et étrange de leur père, tué par un objet étant tombé du ciel, le duo est aidé par Angel, employé dans une société de caméras de surveillance, où ils vont découvrir la présence d’une force mystérieuse présente dans le ciel.

Derrière ses allures de blockbuster se cache un thriller de SF social pas comme les autres qui désarçonne le western, critique l’exploitation animale et dénonce l’entertainment audiovisuel (vu comme un monstre carnassier dévorant tout ce qui passe à sa portée).

Éminemment hitchcockien et jouant tout autant de nos peurs que de nos nostalgies à la façon de Spielberg, ce divertissement marqué par la métaphore « digère » ses références vintage en même temps qu’il aiguise sa modernité. Sa mise en scène est taillée au cordeau, ses personnages touchés par des blessures traumatiques attachants, son scénario intelligemment singulier et ses scènes d’attaque mémorables (l’électrisant ride final).

Flippant et mystérieux, ce premier contact « original » est un étonnant OFNI (objet filmique non identifié) aux passionnantes réflexions cinéphiles !

IMAGE – Sous les étoiles d’Hollywood

Issues d’un tournage principalement argentique (35 mm et IMAX 65 mm) à quelques prises nocturnes près, ces images à la belle texture cinématographique, finalisées en 4K, nous arrivent dans un transfert UHD HDR10 globalement solide malgré une compression parfois visible (du color banding de-ci de-là) qu’un encodage Dolby Vision aurait certainement « dressé ».

L’extrême précision du cadre gagne en acuité et en clarté (le piqué chirurgical lors des gros plans, les panoramiques extérieurs), la palette colorimétrique chaudement étalonnée approfondie ses primaires (la vivacité du sang rouge sur le tournage du sitcom en 1998, l’éclat du ciel bleu) et nuance ses autres teintes (l’orange terreux de l’ouest sauvage), le renforcement du taux de contraste (des noirs plus soutenus et des blancs plus brillants) donne de la visibilité à la pénombre sans « bouffer » des détails au passage, et les sources lumineuses (les éclairages artificiels, le rayonnement solaire) s’affichent plus intensément sans excès aucun (des nuages cotonneux mieux dessinés).

SON – Ça doit être un miracle…

Une conception sonore particulièrement étudiée à la dimension épique certaine que la présente bande-son Dolby Atmos restitue avec le plus grand soin.

Les dialogues sont clairs, la dynamique excelle, l’espace acoustique est pleinement exploité avec des effets surround surprenants (les percées atmosphériques comme le vent, les évènements en hors-champ) et une scène de hauteur écrasante (une pluie de débris, la présence aérienne de l’étranger, des cris venant du ciel et j’en passe volontairement) et la musique, qu’elle soit ou non (un score d’épouvante signé Michael Abels) intradiégétique, est diffusée avec une rare ampleur; le tout étant renforcé par l’apport ponctuel mais très spectaculaire du canal LFE.

Pourvue d’un doublage de qualité, la VF présentée en Dolby Digital Plus 7.1 ne démérite vraiment pas malgré une spatialisation légèrement moindre… Les canaux de hauteur faisant beaucoup dans l’appréhension de la menace. Néanmoins, l’activation d’un DSP de virtualisation est à sérieusement considérer pour les réfractaires à la VO.

CONCLUSION – La tête dans les nuages

Dans ce divertissement extraterrestre non-franchisé se remémorant l’attraction foraine qu’était le cinéma à son origine, les phénomènes surnaturels qui surviennent vous chambouleront davantage sur support 4K Ultra HD grâce à des prestations A/V célestes !

Note artistique
8.5
Qualité vidéo
8.5
Qualité audio
10
0
Nope

Nyctalope comme Riddick et pourvu d’une très bonne ouïe, je suis prêt à bondir sur les éditions physiques et les plateformes de SVOD. Mais si la qualité n'est pas au rendez-vous, gare à la morsure ! #WeLovePhysicalMedia

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