Au nom de tous les membres de l’équipe, l’association La Prochaine Séance vous souhaite, cher.es lecteurs.rices de Mag – Movie and Game, une bonne année 2026 ! Et pour commencer celle-ci sur les chapeaux de roue, Etienne répond présent avec son podcast Mag.7 pour vous faire part de la sélection de Marie. La Passionnée de l’équipe profite du micro pour partager son univers cinématographique, rappelant que le 7e art est synonyme de diversité et de richesse.

La Prochaine Séance
Le Mag.7

C'était la prochaine séance !

Mag.7 est un podcast, produit et diffusé par l’association blésoise La Prochaine Séance. Le principe est simple : en collaboration avec les bibliothèques d’Agglopolys de la ville de Blois, l’animateur Étienne invite des personnes à déambuler dans le service musique-cinéma et jeux vidéo des lieux et d’y choisir des DVD. Plus précisément sept films, séries, documentaires ou concerts –  sept correspondant à la capacité d’emprunt proposée par la bibliothèque – pour ensuite évoquer au micro leur sélection. Une émission mensuelle basée sur le partage et la passion du 7ème art, et cherchant à mettre en valeur la qualité et la quantité de films disponibles dans les bibliothèques publiques, le tout accessible pour des montants modestes, voire totalement gratuits dans certaines collectivités.

Le Mag.7

Diversité et richesse, tels sont les maîtres mots de cet épisode

Après Aurélie, c’est au tour d’une autre Passionnée de La Prochaine Séance de passer au micro de notre cher Etienne : Marie. Et autant dire qu’elle a effectué une entrée fracassante au sein de l’équipe, affirmant ses goûts bien prononcés. Alors que les autres membres ont jusque-là démontré leurs penchants pour le cinéma de genre, Marie assume sa préférence pour les films français et de patrimoine. Mais qu’importe, cette différence sied à merveille au sein de l’association, qui prône le partage et la diversité. Que seraient des discussions si nous regardions tous des longs-métrages similaires ? Si nous évoquions constamment les mêmes thématiques à longueur de temps ? Marie apporte cette richesse et cette passion qui font du cinéma un art à part entière. Et l’avoir parmi nous rend nos échanges bien plus exaltants qu’ils ne le sont déjà !

Ce n’était plus qu’une question de temps avant qu’Etienne ne l’invite à arpenter les rayons DVD/Blu-ray des bibliothèques d’Agglopolys de Blois. Entre Agnès Varda et Jacques Demy, en passant par Claude Lellouch et Christophe Honoré, Marie nous offre une plongée dans son univers cinématographique. Alors, profitez pleinement de ce voyage et (re)découvrez des œuvres qui méritent que l’on s’y attarde !

Les Parapluies de Cherboug (1964)

Nationalité : France – Genre : Comédie musicale Réalisateur : Jacques Demy – Distribution : Catherine Deneuve, Nino Castelnuovo, Anne Vernon, Mireille Perrey, Marc Michel…

Édition DVD : France | ARTE éditions | 22 septembre 2010 – Édition Blu-ray : France | ARTE éditions | 20 novembre 2013 – Plateformes de diffusion : Mubi, LaCinetek, Capuseen, PremiereMax, FILMO, Cabal VOD, ARTE Boutique, VIVA et Orange

Le pitch : Madame Emery et sa fille Geneviève tiennent une boutique de parapluies. Contre l’avis de sa mère, la jeune femme vie une relation amoureuse avec Guy, un garagiste. Mais celui-ci part pour la guerre d’Algérie, avec la promesse qu’ils se retrouveront après guerre. Endettées, elles vont faire la rencontre de Roland, un riche bijoutier. 

Avis de La Prochaine Séance (Alexandra) : Entièrement constitué de dialogues chantés (mode “en-chanté”), ce mélodrame romantique tout en couleurs contraste avec le côté mélancolique du contexte historique. En effet, il fait partie des rares films français à aborder la guerre en Algérie. Palme d’or au Festival de Cannes en 1964, la mise en scène exploite pleinement les décors colorés pour être en opposition avec la cruauté que subissent Geneviève et Guy, arraché.e.s à leur jeunesse et innocence.

Catherine Deneuve est incroyable et touchante. Ce qui est sûr, c’est que la scène du quai de gare de Cherbourg est déchirante. Je ne vais pas l’oublier de sitôt. Pour ma part, je suis contente d’avoir vu un autre film du réalisateur. Car j’ai visionné Les Demoiselles de Rochefort un nombre incalculable de fois, depuis mon enfance. Un classique à voir absolument, doux-amer, sur les amours perdus.

Les Bien-aimés (2011)

Nationalité : France – Genre : Drame, Romance et Musique – Réalisateur : Christophe Honoré – Distribution : Chiara Mastroianni, Catherine Deneuve, Ludivine Sagnier, Louis Garrel, Miloš Forman

Édition DVD : France | France.TV Distribution | 12 septembre 2016 – Édition Blu-ray : France | France.TV Distribution | 12 septembre 2016 – Plateformes de diffusion : UniversCiné

Le pitch : Du Paris des sixties au Londres des années 2000, Madeleine puis sa fille Véra vont et viennent autour des hommes qu’elles aiment. Mais toutes les époques ne permettent pas de vivre l’amour avec légèreté. Comment résister au temps qui passe et qui s’attaque à nos sentiments les plus profonds ?… Dans Les Bien-aimés, Catherine Deneuve et Chiara Mastroianni, mère et fille dans la vraie vie, interprètent pour la seconde fois cette relation maternelle à l’écran.

Avis de La Prochaine Séance (Aurélie) : Les Bien-aimés de Christophe Honoré propose une chronique sentimentale, traversant plusieurs décennies et générations, avec l’intention de saisir les élans, les ruptures et les hasards de la vie. Centré principalement du point de vue de ses personnages féminins, nous suivons tout d’abord la vie de Madeleine, avec ses choix de vie assumés. Puis un peu plus tard Véra, sa fille, qui peine à trouver sa place, sans toutefois remettre en cause les choix de sa mère. Même si le film comporte des personnages masculins, c’est essentiellement Madeleine et Véra que nous suivons, les hommes étant des rencontres dans leurs vies. Ils sont voués à n’être que de passage ou au contraire des coups de foudre d’une existence, comme un premier amour qui ne s’éteindrait jamais.

Le film assume une mise en scène épurée, presque contemplative, qui privilégie l’observation des passages intimes. Ce choix peut donner une impression de distance, ne se contentant que de regarder des vies qui s’écoulent. Comme ces passages marchés le long des rues, qui ressemblent au quotidien de monsieur et madame tout le monde. L’aspect musical, central dans la proposition, peut laisser sceptique : les chansons, qui ont un style linéaire dans leur interprétation, ne marquent pas par leur mélodie. Mais la partie parole est un vrai soutien qui vient appuyer les événements qui se déroulent, et approfondit les sentiments qui ne sont pas forcément exprimés. Malgré une distribution solide et une sincérité d’interprétation, le film laisse une impression d’ensemble inégale, séduisante dans ses intentions, mais limitée dans leur réalisation.

Agnès Varda - L'intégral (2019)

Nationalité : Italie – France – Genre : Drame – Réalisateur : Agnès Varda – Distribution : Corinne Marchand, Antoine Bourseiller, Dominique Davray, Dorothée Blank, Michel Legrand…

Édition DVD : France | Arte éditions | 6 novembre 2019 – Plateformes de diffusion : UniversCiné, LaCinetek, Filmo, Mubi, Canal VOD, Orange, Pathé Home

Le pitch : Cléo, belle et chanteuse, attend les résultats d’une analyse médicale. De la superstition à la peur, de la rue de Rivoli au Café de Dôme, de la coquetterie à l’angoisse, de chez elle au Parc Montsouris, Cléo vit quatre-vingt-dix minutes particulières. Son amant, son musicien, une amie puis un soldat lui ouvrent les yeux sur le monde.

Avis de La Prochaine Séance  (Aurélie) : Dans ce coffret de 30 DVD, j’ai choisi de regarder Cléo de 5 à 7. On y suit Cléo Victoire, chanteuse devenue capricieuse par l’attention qu’on lui porte et sa beauté, pendant une tranche de vie angoissante où elle attend le résultat d’un examen médical. C’est un film tourné à Paris, en temps réel, où nous sommes en compagnie de Cléo, parfois dans ses pensées, souvent témoin de ses inquiétudes et de ses moments de solitude malgré la présence de son entourage. Cléo, qui jusque-là ne regarde qu’elle-même, va commencer à regarder les autres pour tromper son attente… Et c’est à travers l’utilisation de superbes gros plans sur les Parisiens que la transition s’effectue, ainsi qu’à travers les prises de vue à la volée des rues parisiennes et de ses habitants. La recherche de la participation des différents plans à la narration est perpétuellement présente, comme cette scène dans un café où Cléo se désintéresse du monologue de son amie, pour s’intéresser au couple assis à côté d’elle. De nombreux exemples sont présents dans ce film, témoin de la recherche d’Agnès Varda à utiliser toutes les possibilités que lui permet la caméra pour s’exprimer.

Cléo de 5 à 7 a été présenté en compétition officielle au Festival de Cannes, il contribue au lancement de sa carrière par les retours élogieux qu’il reçoit. Agnès Varda est une réalisatrice du réel, elle concentre ses films et courts-métrages sur des moments de vie, des événements qui ont traversé la tienne ou celle de ses proches. Cléo de 5 à 7 est un parfait exemple des thématiques de sa filmographie. Artiste aux multiples talents qui a commencé sa carrière comme photographe, en partie autodidacte dans le cinéma, elle était également  engagée dans la défense pour les droits des femmes, notamment pour plus d’équité dans l’univers cinématographique.

  

Chronique d'un été (2011)

Nationalité : France – Genre : Documentaire – Réalisateur : Jean Rouch, Edgar Morin

Édition DVD : France | Arte éditions | 03 juillet 2012 – Plateformes de diffusion : MUBI, La Cinetek, UniversCiné, ARTE FRANCE et Tënk

Le pitch : Paris, été 1960, Edgar Morin et Jean Rouch interviewent des parisiens sur la façon dont ils se débrouillent avec la vie. Première question : êtes-vous heureux ? Les thèmes abordés sont variés : l’amour, le travail, les loisirs, la culture, le racisme etc. Le film est également un questionnement sur le cinéma documentaire : cinéma-vérité et cinéma-mensonge. Quel personnage jouons-nous devant une caméra et dans la vie ?

Avis de La Prochaine Séance  (Aurélie) : Chronique d’un été est un film documentaire réalisé par un cinéaste, Jean Rouch, au côté du sociologue Edgar Morin. Il se déroule sous la forme de micro-trottoirs ou de conversations entre plusieurs personnes, dans une pièce et en présence d’une caméra. En effet, la première chose qui frappe lors du visionnage du documentaire, c’est son côté sociologique, où les personnes interrogées doivent répondre à des questions qui semblent simples : êtes vous heureux/malheureux, comment vivez vous, êtes vous satisfait de votre vie, l’amour, le racisme, etc. On obtient alors par ces témoignages un état de la France en 1960, vu par différentes classes ou origines. Mais pour beaucoup, les réponses sont d’ordres générales, voir banales, et les questions posées en 1960 obtiendraient les mêmes réponses à notre époque (avec une actualité différente, bien sûr !). Seuls quelques-uns offrent des réponses plus personnelles, plus intimes.

L’autre côté du documentaire vient se poser la question du cinéma : cinéma-vérité ou cinéma-mensonge ? Les avis divergent, ceux qui ont participé aux témoignages deviennent aussi juges de ce qu’ils ont visionné. Les généralités deviennent sans intérêt, voir mensongères. Les réponses plus intimes deviennent du voyeurisme. Il aurait été intéressant d’avoir un documentaire en deux parties égales, et d’équilibrer le côté plus sociologique/état de la France de 1960, avec le côté cinéphile et le questionnement sur le rôle et l’impact de la caméra.

Itinéraire d'un enfant gâté (1988)

Nationalité : France, Allemagne de l’Ouest – Genre : Drame, Aventure – Réalisateur : Claude Lelouch – Distribution : Jean-Paul Belmondo, Richard Anconina, Jean-Philippe Chartrier, Daniel Gélin, Marie Sophie L.

Édition DVD : France | Metropolitan Film & Vidéo | 02 décembre 2021 – Édition Blu-ray : France | Metropolitan Film & Vidéo | 15 janvier 2024 – Plateformes de diffusion : UniversCiné, FILMO, Cinemasalademande, Pathé Home, VIVA, PremiereMax, Orange et Canal VOD

Le pitch : Un cinquantenaire, lassé par ses responsabilités et son fils, décide du jour au lendemain de tout plaquer. Faisant croire à sa mort, il disparaît en Afrique, afin de commencer une nouvelle vie mais son passé va le rattraper, en la personne d’un ancien employé de son entreprise…

Illusions Perdues (2021)

Nationalité : France – Genre : Drame, Romance et Historique – Réalisateur : Xavier Giannoli – Distribution : Benjamin Voisin, Cécile de France, Vincent Lacoste, Xavier Dolan, Salomé Dewaels…

Édition DVD : France | Gaumont | 30 mars 2022 – Édition Blu-ray : France | Gaumont | 30 mars 2022 – Plateforme de diffusion : VIVA, PremiereMax, Pathé Home, Canal VOD, Orange et FILMO

Le pitch : La tête emplie d’ambitions et de rêves, un jeune poète quitte sa province natale pour se rendre dans le Paris du XIXe siècle. Mais livré à lui-même, il va découvrir l’univers de la presse et, surtout, un monde voué à la loi du profit et des faux-semblants…

Avis de La Prochaine Séance  (Sébastien) : Permettez-moi de parler à titre personnel pour vous livrer mon avis sur Illusions Perdues. En tant que spectateur, nous avons tous nos genres et films de prédilection et, a contrario, nos a priori et appréhensions. Pour ma part, ce sont les œuvres dont le cadre historique nous place entre le XVIIe et la fin du XIXe siècle qui me freinent. Cette longue période rime avec royauté ou bourgeoisie, et donc avec beaux costumes et statut social. Mais c’est surtout une époque qui est, à mon sens, souvent abordée de manière très théâtrale. Cela va de pair avec l’envie de montrer les puissants sous leurs airs hypocrites et parfois ridicules, pour accentuer l’aspect satirique des intrigues. Mais il s’en détache quelque chose de forcé, d’artificiel, qui ne me plaît guère dans ce genre de propositions. Vous l’aurez compris : je n’en suis pas friand, et Illusions Perdues a longtemps fait partie de ces films que j’évite par simple appréhension. Mais au vu des excellents retours reçus à sa sortie, sans oublier sa razzia aux César de 2022, ma curiosité a pris le dessus et je me suis lancé dans le visionnage… pour y découvrir l’un de mes films préférés de 2021 !

Illusions Perdues est un long-métrage qui a compris ce qu’est Honoré de Balzac. Plutôt que de vouloir montrer ses belles parures (décors, costumes, célébrités…) et exhiber un budget que nous devinons conséquent, le titre s’intéresse avant tout à la plume et au message de l’écrivain. Avec ce nouveau film, le réalisateur Xavier Gianolli parvient à retranscrire toute la moquerie, toute l’acidité propre à de Balzac. En s’appropriant son écriture, le cinéaste livre un long-métrage d’une malice jouissive, tapant aussi bien sur la société que sur les médias. D’ailleurs, ces derniers en prennent pour leur grade, et ce, à plusieurs niveaux : critiques dictées par les intérêts financiers, manipulation de l’opinion publique, la création soumise aux lois du marché, le succès dépendant de la publicité et des réseaux… Et il a beau prendre pour cible la presse du XIXe siècle, Illusions Perdues et ses propos ont une résonance sur notre époque. Remplacez le journal par n’importe quel autre média contemporain (télévision, internet, réseaux sociaux…) et vous verrez que les thématiques abordées restent d’actualité. C’est ce qui fait clairement la force du titre, outre le jeu naturel de ses comédiens et l’efficacité de son écriture.

Nous avons tous le droit d’avoir des préjugés sur une œuvre, ne serait-ce que par affinité. Mais parfois, il faut savoir faire preuve d’ouverture d’esprit pour légitimer nos propos. Et en faisant cet effort, en plus d’élargir ses horizons, il se peut même que nous tombions sur des œuvres qui nous marquent au point de vouloir les défendre. C’est ce qui m’est arrivé avec Illusions Perdues et je me devais de vous faire part de cette expérience.

La Ferme des Bertrand (2024)

Nationalité : France – Genre : Documentaire – Réalisateur : Gilles Perret

Édition DVD : France | Jour2Fête | 04 juin 2024 –  Plateformes de diffusion : UniversCiné, FILMO, Pathé Home, Canal VOD, ARTE Boutique, Cinémutins, VIVA et PremiereMax

Le pitch : La vie et l’évolution d’une exploitation agricole de Haute-Savoie, sur plus de 50 ans d’existence…

Avis de La Prochaine Séance  (Sébastien) : En 1998, Gilles Perret réalise son premier film, Trois frères pour une vie… Il s’agit d’un documentaire dans lequel le cinéaste décide de suivre trois agriculteurs de Haute-Savoie et de mettre en lumière les difficultés de ce métier. Vingt-cinq ans après, le documentariste décide de replacer sa caméra au sein de la même exploitation laitière et d’en révéler l’évolution. Car en un tel laps de temps, la technologie et les techniques ont changé, et la ferme est désormais gérée par la génération suivante. En piochant des images de Trois frères pour une vie…, Gilles Perret s’amuse à comparer la vie de ces agriculteurs au cours des décennies, des années 70 à 2020 en passant par l’aube de l’an 2000. Un procédé qui s’avère assez classique dans la forme, mais dans lequel La Ferme des Bertrand puise toute sa force critique et thématique.

En juxtaposant ainsi les époques, le long-métrage devient une véritable fresque familiale qui en dit long sur ce qu’implique d’être agriculteur. Gilles Perret y fait état d’un univers en perpétuelle évolution, mais qui, paradoxalement, ne parvient jamais à changer. En effet, les acteurs de ce milieu doivent constamment s’adapter à divers facteurs (technologiques, économiques, politiques, climatiques, historiques, immobiliers, géographiques, touristiques…) sans que leurs conditions de vie ne s’en retrouvent améliorées pour autant. Un constat qui s’applique sur leur travail, mais également sur leur existence sociale et familiale. Toutes ces thématiques, le long-métrage les aborde avec justesse par la captation d’un regard, d’une parole. Et rien que pour ce qu’il montre, pour ce qu’il pointe du doigt, La Ferme des Bertrand est un documentaire qui se doit d’être vu. Ne serait-ce que pour faire honneur à ces hommes et femmes qui se battent sans cesse pour survivre, alors que leur métier est de contribuer à notre quotidien.

Tuez Charley Varrick ! (1973)

Titre VO : Charley Varrick – Nationalité : Etats-Unis – Genre : Crime, Thriller, Drame et Action – Réalisateur : Don Siegel – Distribution : Walter Matthau, Joe Don Baker, Felicia Farr, Andrew Robinson, Sheree North…

Édition DVD : France | Wild Side Video | 28 juin 2017 – Édition Blu-ray : France | Wild Side Video | 28 juin 2017 – Plateformes de diffusion : Canal VOD, UniversCiné et Orange

Le pitch : Un homme cambriole une banque avec sa femme et son acolyte. Mais il comprend très vite que la somme dérobée appartient à la mafia, qui lance un tueur à ses trousses…

Avis de La Prochaine Séance  (Etienne) : Tuez Charley Varrick ! est un petit bijou un peu oublié des 70’s. Réalisé par Don Siegel, réalisateur, entre autres, de L’Invasion des Profanateurs de Sépulture et de L’Inspecteur Harry, ce film nous raconte l’histoire de Charley Varrick, artisan dans le civil et cambrioleur à ses heures perdues. Son dernier hold-up a mal tourné et le voilà poursuivi par la police. Détail imprévu au programme : la banque, victime de Charley, était celle de la mafia, et notre sympathique plombier leur a piqué un bon gros magot. Les tueurs de la Casa Nostra vont également se mettre aux trousses de notre héros, qui va devoir user de mille ruses pour sauver sa peau.

Ce film sec et nerveux, au scénario très malin, met en scène Walter Matthau, qui s’en donne à cœur joie dans la rondeur, la malice et la bonhomie. Les années 70 sont bien là avec les voitures à rallonges, sur des autoroutes infinies dans cette période post Easy Rider où la route était encore le symbole américain de l’accession à la liberté. On se retrouve avec un film sec, sans gras, en forme de course-poursuite, plein de planques glauques et de chausse-trappes dans l’Amérique profonde des dinners, stations-services et désert à perte de vue, le tout rythmé par Lalo Schifrin. Pourquoi bouderait-on notre plaisir ?

Les différents podcasts de La Prochaine Séance sont accessibles à cette adresse.

Biberonné aux films de Steven Spielberg et passionné depuis la découverte d’un certain Alien de Ridley Scott, je dévore chaque film qui me tombe sous la main. Le cinéma tendant au partage et au rassemblement culturel, j'aime en discuter avec les amoureux du 7e art. La Prochaine Séance

 

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